Son historique
L’Observatoire galerie, située dans la Maison Grégoire d’Henry van de Velde, est née en 1995 de l’initiative de Véronique et Philippe Terrier-Hermann en association avec le propriétaire, de rendre accessible ce lieu au public, à travers la mise en place d’une programmation d’expositions de jeune artistes de la scène internationale. Dés 1996 les fondateurs ont ouvert la programmation par l’invitation de commissaires extérieurs tels que Pascal Beausse, Anne Wauters, Jean Paul Jacquet ou bien Stéphane Roussel. Puis en 2004 cette initiative s’est transformée en collectif d’artistes. En effet, Maura Biava, Mark Hosking, Runa Islam et Philippe Terrier-Hermann ont pris la direction générale de ce lieu et mandatent différents commissaires d’expositions internationaux afin de définir ensemble une programmation. Grâce à cette plate-forme située dans la capitale européenne ces quatre artistes peuvent affirmer leurs choix et à la fois concevoir des projets avec une totale liberté. En 2004, Florence Derieux a travaillé avec le collectif sur sa programmation tandis que Jean Paul Jacquet y travaille pour 2005.
Depuis 1995 l’Observatoire galerie a présenté les travaux de plus d’une cinquantaine d’artistes tels que Christoph Draeger, Franck David, Anne Daems et Guillaume Paris, lors d’expositions thématiques, de duo tels que ceux de Peter Fletcher et Emilio Lopez-Menchero ou Barbara Visser et Philippe Terrier-Hermann, ou encore de premières expositions personnelles en Belgique avec Mr Delmotte, Delphine Coindet, David Hartt ou Véronique Joumard. Cette programmation, alternative dans son fonctionnement et ses choix, investit un monument historique emblématique de l’architecture moderne situé dans un quartier cossu de la capitale européenne. Ces spécificités en on fait un moment particulier dans la carrière de ces jeunes artistes souvent habitués à présenter leurs travaux dans des lieux plus conventionnels et moins prestigieux. Pour 2005, les artistes du collectif et le directeur artistique de l'Observatoire présentent une nouvelle programmation composée uniquement d’expositions personnelles alternant membre du collectif et invités. Le parti pris est de présenter de jeunes artistes européens à la carrière affirmée et qui sont tous invités à investir le lieu. Faisant de la Maison Grégoire un observatoire, une boîte ouverte sur le monde, exploitée comme une centrale et un lieu d’intercommunication. Avec une programmation diversifiée à la ligne affirmée et cohérente, l’Observatoire entend exploiter de façon exhaustive l’identité plurielle de ce lieu assez unique. Soulignant ainsi les caractéristiques premières de son architecture et sa dimension symbolique, tout en répercutant avec dynamisme les tendances actuelles de la création contemporaine.
Son lieu |
Construite en 1933 pour le docteur Grégoire, cette maison est la plus petite réalisée par le célèbre architecte belge. Elle a été classée en 1982 et reste son ultime maison privée existante. Peintre, essayiste, ensemblier, architecte, van de Velde a su faire évoluer « le style de son architecture passant d’une fusion de l’Art Nouveau et du Arts and Crafts aux expressions plastiques du fonctionnalisme. S’il a proclamé que " la fonction engendre la forme " et si son leitmotiv était la conception rationnelle, c’est bien à la forme – de plus en plus épurée au cours des ans – qu’il apporta toujours plus de soin ».1 Les pièces de réception de la maison qui ont été consacrées aux expositions sont maintenues dans leur état d’origine. Les signes d’habitat sont restés discrets. Quelques éléments de mobilier du XXe siècle attestent de la double fonction du lieu : exposer/habiter. Les œuvres ainsi confrontées à ces espaces et ce mobilier, sont donc à appréhender avec beaucoup moins de solennité que dans le « white cube » et peuvent respirer au regard du jardin.
Pierre Puttemans, « De Henry van de Velde et de la maison Grégoire au style international et à sa perception aujourd’hui », in Internationales, Artimo, 2001.
Son financement
L’association de l’Observatoire galerie fonctionne depuis ses débuts de manière totalement indépendante et doit pour chaque nouveau projet trouver son financement. Outre les nombreux supports de particuliers et de société privée nous avons reçu l’aide de différents organismes officiels tels que :
- La communauté Française de Belgique
- Le service culturel de l’Ambassade de France
- L’AFAA
- Le British Council
- Le service culturel de l’Ambassade des Pays-Bas
- Le service culturel de l’Ambassade du Canada
- Le service culturel de l’Ambassade de Finlande
1 Pierre Puttemans, « De Henry van de Velde et de la maison Grégoire au style international et à sa perception aujourd’hui », in Internationales, Artimo, 2001.
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